L'argent ne fait pas le bonheur de ceux qui n'en ont pas.
Boris Vian

"Mon précieux !"

Où l’on découvre qu’un trésor ne fait plus la richesse d’une nation.

La conquête de Tenochtitlán. Source : COLLECTION JAY I. KISLAK / DIVISION 'RARE BOOK AND SPECIAL COLLECTIONS' / BIBLIOTHÈQUE DU CONGRÈS DES ÉTATS-UNIS

Les monarques européens du 16e siècle avaient de très étranges manies : possédant des mines d’or, ils veillaient scrupuleusement, tels des Picsou, à ce que ce trésor ne sorte pas des frontières. Plus que cela, même, ces rois de la Renaissance frappaient des peines les plus lourdes toute tentative d’exportation de ce métal précieux.

C’est qu’ils étaient persuadés que leur puissance économique dépendait de la taille de leur stock d’or, quitte à financer de coûteuses expéditions coloniales pour le faire grossir.

Aujourd’hui, bien que l’or soit toujours un métal convoité et que les coffres forts de nombreux pays en soient remplis, il circule librement de nation à nation. D’ailleurs, aucun dirigeant ne songerait sérieusement à définir sa richesse économique par le nombre de lingots d'or qu’il détient !

Pourquoi ? Parce que la définition de la richesse des nations repose sur un outil qui la reflète bien mieux : le produit intérieur brut (PIB).

Illustration : ARTIPS