C’est la carte routière ? - Non ! C’est la carte des vins. C’est pour éviter les bouchons !
Raymond Devos

"Le pouvoir des cartes"

Où l’on découvre que l’on comprend mieux en simplifiant.

Illustration Artips

Installé sur les marches du Sacré-Cœur, au sommet de la butte Montmartre, tu regardes la Tour Eiffel avec ton amie Louna. Vous réalisez alors que vous ne l’avez jamais gravie. Ça tombe bien, il n’y a pas cours cet après-midi. Mais comment s’y rendre ? Louna sort un plan de bus, toi tu dégaines Google Map sur ton smartphone, et vous cherchez chacun l’itinéraire le plus rapide…

Vous auriez pu décider de marcher au hasard des rues, en essayant de suivre la Tour Eiffel, mais vous l’auriez très vite perdue de vue. Vous auriez aussi pu tenter de trouver un bus, toujours au hasard, mais cela vous aurait pris du temps. C’est pour cette raison que ces cartes existent !

Elles offrent une version simplifiée de la réalité, ce qui est bien pratique. Seuls les détails essentiels sont conservés. Elles ne te disent pas s’il y a des arbres sur le parcours ou des grosses montées. Tu as simplement les rues et les arrêts de transport en commun. Mais si tu fais le trajet en vélo, une carte t’indiquant où ça grimpe pourrait t’être utile (une carte topographique).

Les économistes aussi ont parfois besoin de voir le monde de façon simplifiée avec des modèles. Le principe est semblable à celui des cartes : offrir une représentation qui ne retient que l’information nécessaire pour trouver son chemin dans les mécanismes économiques.

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